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l'age de l'or
Les pirates
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Le pirate
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Le
pirate Français, on le voit jouissait donc à cette époque d'une
impunité quasi totale dans les îles. D'autant plus qu'il savait pouvoir compter
sur une base arrière pirate de première importance, établie grâce à l'Amiral de
Coligny, par des Huguenots en Floride, Fort Caroline. Aventuriers, exilés, déserteurs, persécutés, agitateurs, leur profil tenait bien
plus du pirate que de celui du brave colon. Ce qui leur assurait sinon une
durée, du moins une qualité de vie bien supérieure! L'Espagne se
devait de réagir à cet affront. Un pirate, hérétique de surcroît, la
ridiculisait et la dévalisait: Elle sortit son joker: L'Amiral Pedro De Menedez
De Avila.
Déjà familiarisé avec le nouveau monde, lui et son frère possédant plusieurs
navires engagés dans le commerce outre atlantique, nommé en 1562 Amiral
d'une flotte au trésor, il reçoit comme instructions de la ramener bien sûr,
mais aussi de règler son compte à tout pirate croisé sur son chemin. Pirate dans
l'âme, sans doute, il fut arrêté à son retour pour escroquerie: querlques uns de
ses propres navires s'étaient glissés dans le convoi!!
Jugé et condamné, l'amende Royale fut particulièrement salée, que pour couronner
le tout (sans jeu de mots!) son frère en profita pour perdre en mer leurs
bateaux au large d'Hispaniola. Plus ou moins ruiné, il accueillit avec
joie l'offre du Roi d'Espagne, peu rancunier et ayant besoin de son expérience,
d'aller tailler en pièces le pirate français qui le ridiculisait en Floride, et
d'y établir une colonie fortifiée pour enrayer la vocation de pirate dans ces
contrées.
En Juin 1565, à la tête de 30 vaisseaux et de 2000 hommes, marins et soldats
confondus, plus 600 colons pour faire bonne mesure, il quitte Cadiz pour bouter
le pirate hors de Floride, et prendre sa place. Si l'homme propose, la nature
dispose, et cette dernière justement peu disposée à son égard, réduisit, par
ouragan interposé, sa flotte à 5 vaisseaux et 600 hommes.
Il continua pourtant sa route, et arriva en vue de fort Caroline la pirate, en
septembre. Trop
faible pour attaquer,il s'établit plus loin dans un port naturel abrité et y
fonda une colonie qu'il baptisa St Augustine . De là, il envoya ses navires au
sud, juste pour voir le pirate se mettre à leur poursuite.
Resté à St Augustine avec seulement 100 hommes, il attaque Fort Caroline dégarni
de ses défenseurs par la terre, s'en empare et massacre tout le monde sans
merci. Ayant appris que la flotte pirate francaise avait elle aussi fait
naufrage, il se rue sur les lieux et massacre allégrement les 200naufragés
survivants. Pour parfaire sa victoire, il capture deux semaines un dernier
groupe de pirates survivants avec son chef Jean de Ribault. Tous sont
aussitôt exécutés. Délicat malgré les apparences, il inscrira sur leur tombes
qu'il ne les a pas massacrés en tant que Français mais en tant qu'hérétiques!!
Menedez a rempli sa mission: Le pirate Français installé au nouveau monde n'est
plus qu'un souvenir. L'Espagne croît pouvoir souffler, à l'abri de ses convois
escortés et de ses villes fortifiées, mais un pirate peu en cacher un
autre! Le pirate Anglais va maintenant entrer dans la danse, et son
appétit va se révéler féroçe!
John Hawkins fut l'un des premiers pirates Anglais à faire parler de lui. Homme
fort éclectique il fut tour à tour marchand d'esclaves, pirate, trésorier
de la Navy, et héros national! Né en 1532, il fait le commerce d'esclaves
vers 1560 quand le pirate qui sommeillait en lui s'éveille: S'emparer des
esclaves des autres lui semble une idée à suivre. Deux navires négriers
Portugais, au large de l'Afrique en font les frais. En 1564 il récidive avec la
Reine comme commanditaire, qui va jusqu'a lui fournir un navire de guerre, le"
jésus de Lubeck". Il s'en va vendre sa cargaison humaine au nez et à la barbe
des Espagnols qui n'apprécient guère.
Une autre expédition tourne mal sa flotte échappe de justesse à un traquenard
Espagnol, deux vaisseaux pirates sur cinq parviennent à s'enfuir: Le sien et
celui de son jeune cousin, Françis Drake. Ce dernier n'oubliera pas la leçon:
Pirate un jour, pirate toujours!
Touché par le démon de minuit, cet homme comblé d'honneurs mourra comme un vrai
pirate, en1595 , en mer avec Drake, en baie de San Juan à Puero Rico. A 63 ans,
il avait décidé de reprendre du service.
Son estimé neveu ne lui survivra qu'un an ,emporté par les fièvres. Drake
aura eu le temps d'être surnommé "le dragon" par les Espagnols, de s'attaquer
aux convois de mules chargées de l'or du Pérou et, entre autres exploits d'être
le pirate à s'être emparé du plus gigantesque butin, de mémoire de pirate, et
d'Espagnol: 100 000 millions de Livres (cours actuel!) en une seule prise, le
galion "Cacafuegos" en 1579.
A son retour, en1581, la Reine émue plus que de coutume, fera le pirate
Chevalier! Le 16 éme siècle se termine et les Hollandais viennent se mêler de la
partie ! Désormais pirate aura deux synonymes: BOUCANIERS et FLIBUSTIERS
(du Hollandais vrijbuiter, libre faiseur de butin)
Une nouvelle page se tourne, et le pirate va de nouveau changer de visage.
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