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Antilles boucaniers et flibustiers (1 partie)          

          Les Antilles, en ce début de 17éme siècle présentent l'aspect, pour la plupart, d'îles vides. Les espagnols ont décimé la quasi totalité des indiens qui peuplaient les Antilles. Trop peu nombreux pour toutes les occuper militairement, elles restent à l'abandon.

             Aux antilles le bétail prolifère en liberté sur de nombreuses îles. Viandes et gibiers n'attendent que des appétits à satisfaire. En Europe la guerre de trente ans amène aux Antilles son lot de réfugiés et d'expatriés. Des colons chassés par les Espagnols des îles des Antilles où ils avaient tenté de s'établir vinrent aussi grossir leur nombre.

             L'île d'Hispaniola, aux Antilles constituait

 leur principal point de regroupement. Utilisant la technique des indiens des Antilles, le Boucan, pour fumer la viande, cuite sur des claies de bois vert, ils devinrent les "Boucaniers"

             Français à l'origine, ces chasseurs habillés de peaux de bêtes et à l'aspect terrifiant, armés de sabres et de mousquets, pourchassés dans toutes les Antilles par les Espagnols qu'ils haissent à juste titre, vont bientôt s'intéresser à des proies plus maritimes que terrestres: Les galions chargés d'or quittant les Antilles à destination de l'Europe.

             Les gouverneurs des colonies des Antilles, peu et mal soutenus par leur lointaines Métropoles, vont largement accorder des lettres de course aux navires qui cinglent dans leurs eaux, moyennant dix pour cent de leur butin, et de ne s'attaquer qu'aux Espagnols.

             Aux Antilles, vers 1640, la liaison de ces " pirates assermentés" et des boucaniers qui harcèlent les galions, à bord d'embarcations ultra légères, va faire naître une nouvelle classe d'hommes libres car se proclamant tels: Les Flibustiers.

             C'est sur l'île de la Tortue, au large d'Hispaniola que les Antilles vont voir naître une organisation sociale sans équivalent au monde, la Confrérie des Frères de la Côte. Dés 1620 les  boucaniers qui s'y étaient installés virent leur nombre augmenter, rejoints par ceux que les Espagnols refoulèrent d'Hispaniola.

              Cette île des Antilles semblait avoir été crée pour eux: 25 Km de long, des montagnes tombant à pic dans la mer au Nord, une baie abritée et facile à défendre au Sud. De surcroît passage obligé des  galions en provenance de la Havane. L'arrivée de D'esnambuc,  gouverneur  Français chassé de la colonie Française de l'île des Antilles St Christophe, qui la fortifia et accueillit les Flibustiers, en fit leur principale base des Antilles, entre 1630 et 1680.

              Les Frères de la Côte, ne reconnaissant que leur propres lois destinées à protéger leur liberté individuelle, cimentèrent cette conscience de n'appartenir qu'à eux mêmes et en firent une force qui leur permit de contrôler les Antilles. Un conseil de "sages", constitué des plus expérimentés statuait au cas par cas.

               Pas de préjugés de race, nation ou religion. Pas de propriété individuelle de la terre,  pas d'obligation de participer à une expédition en mer des Antilles contre son gré. Vous quittiez la confrérie quand bon vous semblait. Seules les femmes blanches étaient exclues, pour éviter l'affrontement généralisé!

               La vie au jour le jour y était la règle, et l'argent des prises allégrement dilapidé, jusqu'à la prochaine expédition en mer des Antilles! Pas de trésors enterrés à cette période, mais des caisses communes où puiser en cas de besoin.

              Il nous faut maintenant évoquer d'autres acteurs de la grande saga des Antilles:  Les Hollandais. Navigateurs émérites, ils se livraient à la contrebande des armes et du tabac dans les Antilles s'attirant ainsi les foudres de l'Espagne: Capitaines pendus, matelots aux galères, et autres petites délicatesses. Entre 1623 et1638, environ 500 bateaux Espagnols et Portugais tombèrent entre leurs mains!

               Antilles 1635. Santiago de Cuba: Une importante délégation de moines Franciscains débarque, à l'invitation des autorités Espagnoles........... Et pille allégrement la ville!  Pie de Palo, capitaine Hollandais surnommé "el pirata", venait une fois encore de justifier son surnom! Il avait établi ses quartiers sur l'île de la Vache dans les Antilles, au Sud de Cuba.  

              En 1655, les Anglais marquent un point important aux Antilles: Ils chassent les Espagnols de la Jamaïque. Dotée d'un port naturel profond, et protégé par une péninsule, ils le fortifient et le nomment  Port Royal. Pour parer à la menace Espagnole, le gouverneur fait appel aux flibustiers et boucaniers, et la ville devient vite la " Tortue Anglaise", excellente pour vendre  les produits des butins raflés dans les Antilles, et bien placée sur la route des galions!

 

 

 

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